Campus universitaire Saint Charles à Marseille
Réhabilitation partielle des bâtiments 5, 7 (Chimie) et 8 (Sciences Naturelles)
Réhabilitation partielle des bâtiments 5, 7 (Chimie) et 8 (Sciences Naturelles)
Crédits photographies : i-LOT architecture & Hélène Bossy
Dates
Livré mars 2024
Lieu
3 place Victor Hugo 13001 MARSEILLE
Maître d’ouvrage
Aix-Marseille Université
Maître d’œuvre
i-LOT architecture mandataire
+ Ingérop cotraitant
Missions
Base MOP
+ DIAG, VISA, SSI, OPC, SYN, signalétique
Surface
Bâtiment 5 : 19 000 m² dont 600 restructurés
Bâtiment 7 : 9 300 m² (remplacement SSI) dont 1500 restructurés
Bâtiment 8 : 7 700 m² (remplacement SSI + mise en accessibilité)
dont 2400 restructurés
Performances
Travaux réalisés en site occupé (21 mois) / Réemploi
Espace muséal
Opération tiroir 6 phases de travaux (3 bâtiments – 11 niveaux)
Bâtiment 5 : Immeuble de Grande Hauteur / ERP
Bâtiment 7 : ERP / Bâtiment remarquable 1911
Mobiliers inscrits aux Monuments Historiques
Bâtiment 8 : ERP / Bâtiment remarquable 1911
Présentation
Situé au 3 place Victor Hugo, le Campus Saint-Charles et ses quinze bâtiments constituent un repère au cœur de Marseille. La réhabilitation partielle des bâtiments 5, 7 et 8 a marqué une nouvelle étape dans l’évolution de ce site universitaire.
Au-delà de la rénovation architecturale, le projet s’est distingué par sa grande complexité opérationnelle : réalisée en site occupé, cette « opération tiroir » a concerné 11 niveaux au total et mobilisé pas moins de onze entités distinctes. Le défi a consisté à orchestrer les mouvements et les besoins de l’Institut de Mathématiques de Marseille (i2M), du LPED, du LNC, du Pôle 3C, de l’UMS Pythéas, du CEREGE, de la plateforme PRATIM, de l’unité RECOVER, du « musée colonial », du Service Universitaire des Langues (SUL) et de la faculté des sciences.
C’est au sein du Bâtiment 7, ancien Institut de Chimie, édifice remarquable de 1911, que la transformation a été la plus poussée. Le réemploi autant que possible et la rénovation de l’ensemble des éléments d’époque qui substituaient a guidé la restructuration. Le projet a pris le parti de retrouver la volumétrie originelle, souvent masquée par des interventions antérieures. Les faux-plafonds existants, qui recoupaient les fenêtres, ont été supprimés pour révéler une hauteur sous plafond impressionnante allant jusqu’à 5 mètres. Dans les grands espaces, tels que la salle de séminaire ou la bibliothèque, les poutres et poteaux rivetés ont été décapés et laissés apparents. Le travail sur les menuiseries a par ailleurs été central : les portes monumentales en bois massif, atteignant parfois 4 mètres de haut avec leurs impostes, ont été restaurées et conservées. Au sol, la rénovation des éléments d’origine, tomettes et des parquets en chêne massif a été privilégiée. Cependant, la transformation des anciennes salles de TP en bureaux a nécessité un arbitrage délicat concernant le mobilier inscrit aux Monuments Historiques. La densité du programme a contraint au déplacement d’une partie des paillasses et mobiliers. La hotte aspirante emblématique, trônant désormais dans la salle de séminaire, et des paillasses intégrées aux bureaux, devenant des éléments de rangement et de présentation, demeurent in situ comme témoins privilégiés de l’histoire du bâtiment.
Le Bâtiment 8, ancien Institut de Sciences naturelles, réhabilité intégralement en 1996, a quant à lui fait l’objet d’une intervention plus fonctionnelle. Dans une logique de continuité, les travaux ont respecté les principes architecturaux de la rénovation des années 90 tout en densifiant les usages pour accueillir, entre autres, l’Herbier et des espaces de recherche partagés.
Enfin, dans le Bâtiment 5, immeuble de Grande Hauteur construit par l’architecte René Egger en 1966, l’intervention a permis de retrouver des qualités spatiales perdues notamment en restructuration des anciennes et vastes salles de travaux pratiques en laboratoire de langues. La dépose totale des revêtements a permis une remise à niveau technique et acoustique complète, offrant un environnement de travail performant aux nouvelles équipes installées.
Cette opération, par sa gestion fine des contraintes patrimoniales et logistiques, a réussi à adapter un bâti pour partie centenaire aux exigences de la recherche universitaire contemporaine.

Lycée Esclangon Manosque